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LES CHERCHEURS

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L’importance de la recherche

Avec le vieillissement de la population, les maladies neurodégénératives constituent une menace préoccupante pour la santé et la prospérité futures des Canadiens. Il est primordial d’améliorer la façon de comprendre, de détecter et de traiter de telles maladies. De nouvelles technologies révolutionnaires en génomique et en neuroimagerie génèrent une mine de nouvelles données qu’il faut convertir en connaissances utiles. D’où la création d’un réseau national en neuroinformatique visant à intégrer la recherche clinique et fondamentale sur la maladie neurodégénérative. Nous unirons cette communauté de chercheurs par le truchement d’une infrastructure nationale existante de technologies de l’information et nous encouragerons la mise en commun de données, d’idées, d’expertise et de stagiaires dans l’ensemble de la communauté. Nous poursuivrons l’intégration de partenaires de recherche de l’industrie et d’organisations sans but lucratif afin de favoriser la collaboration entre les secteurs dans la quête d’interventions efficaces.

docteur

Alan C. Evans

Notes biographiques

Alan Evans est professeur titulaire d'une chaire James McGill de neurologie, de psychiatrie et de génie biomédical à l’Université McGill et une sommité mondiale de la cartographie du cerveau réalisée à l’aide de technologies d’imagerie (http://www.mcin.ca), ainsi que de leur application pour comprendre les maladies du cerveau, en particulier la démence. Il s’intéresse surtout aux réseaux du cerveau, à la façon dont les différentes zones du cerveau communiquent, et à l’effet de la maladie sur ces réseaux. Il a récemment mis au point de nouveaux modèles pour quantifier de quelle façon la maladie dégénérative peut se propager par les connexions de substance blanche entre les zones du cerveau. Ces travaux ont des incidences majeures pour l’identification de biomarqueurs précoces de la démence et la conception de mesures thérapeutiques.

Le Pr Evans a à son actif 527 publications évaluées par des pairs (indice h de Google Scholar =160) et a occupé de nombreux postes de direction, notamment la direction du Centre d’imagerie cérébrale McConnell. Il est actuellement codirecteur du Centre Ludmer en neuroinformatique et santé mentale, où il a recours au calcul de haute performance pour intégrer l’imagerie, le comportement, la génétique et l’épigénétique à la recherche sur le cerveau. Il dirige un réseau canadien de traitement réparti à grande échelle de données d’imagerie cérébrale (CBRAIN). En 2014, il a reçu le Prix d’innovation et d’excellence Dr Jean-A.-Vézina de la Société canadienne-française de radiologie, le Prix national Margolese de la recherche sur les maladies du cerveau humain et est reconnu comme un scientifique très cité (parmi les premiers 1 %) dans les domaines des neurosciences et du comportement. En 2015, il a été nommé président élu de l’Organization for Human Brain Mapping (OHBM) et a été admis en qualité de membre à la Société royale du Canada.

Activités actuelles de recherche

L’étude de la propagation de protéines toxiques telles que les bêta-amyloïdes ou la protéine tau durant la progression de la maladie d’Alzheimer suscite un intérêt considérable. Yasser Iturria-Medina, du laboratoire du Pr Alan Evans à l’Institut neurologique de Montréal, a conçu un modèle informatique qui mesure la propagation de bêta-amyloïdes à l’aide de données de tomographie par émission de positons (TEP) du cerveau. Cette analyse a abouti à des conclusions importantes au sujet des mécanismes qui donnent lieu à l’accumulation de protéines bêta-amyloïdes [Lire la suite].

L’équipe du Pr Evans compte étendre cette analyse à l’étude de la propagation de la protéine tau, en recourant aussi à des données de TEP. Il en découlera une compréhension des différents processus pathologiques associés à la transmission concomitante de protéines bêta-amyloïdes et tau ainsi que de l’interaction entre elles.

Ensemble, faisons toute une différence