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Information

Étapes importantes vers la découverte d’un traitement curatif
1906 Découverte de la maladie d’Alzheimer

Le Dr Alois Alzheimer décrit le cas de son patient Auguste D. qui souffre d’une grave perte de mémoire et d’une détérioration de son état psychologique. L’autopsie révèle une atrophie notable du cerveau et d’autres anomalies.

1910 Désignation de la maladie

Emil Kraepelin, un collègue du Dr Alzheimer, est le premier à mentionner le nom « maladie d’Alzheimer » dans sa publication intitulée « Psychiatrie ».

1931 Le microscope électronique

L’invention du microscope électronique permet aux chercheurs d’étudier le cerveau de façon plus approfondie.

1968 Normes d’évaluation cognitive

La première échelle de mesure validée pour évaluer le déclin cognitif fonctionnel est établie.

1974 Fondation du National Institute on Aging aux États-Unis

Le National Institute on Aging (NIA) est créé pour soutenir la recherche sur la maladie d’Alzheimer

Qu’est-ce que la

MALADIE D’ALZHEIMER

La maladie d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer est une atteinte irréversible et évolutive du cerveau qui entraîne peu à peu la perte de la mémoire, des difficultés d’apprentissage et des changements dans le comportement normal. Elle est à l’origine de 50 % à 80 % des démences liées à l’âge, un terme général servant à qualifier diverses maladies qui altèrent les cellules du cerveau chez les adultes plus âgés. La démence est une perte de fonctions cognitives — penser, apprendre, se souvenir et raisonner — qui modifie le comportement à tel point qu’elle perturbe la vie et les activités quotidiennes d’une personne. La démence varie en gravité : du stade le plus léger, alors qu’elle commence à affecter les fonctions d’une personne, au stade le plus grave, lorsque la personne doit compter à tous les égards sur l’assistance de quelqu’un d’autre pour les activités courantes de la vie quotidienne.

Dans les formes sporadiques de la maladie d’Alzheimer, les symptômes apparaissent entre 65 et 85 ans, tandis que la survenue de la forme familiale peut se produire aussi tôt que 30 et 40 ans. L’évolution de la maladie s’accompagne du déclin des compétences nécessaires à la vie courante. La dégénérescence mentale se manifeste d’abord par la perte des capacités cognitives et fonctionnelles; la capacité d’une personne à comprendre, à apprendre, à penser, à se souvenir et à communiquer commence à décliner. La maladie affecte ensuite les émotions et les inhibitions; une personne peut sembler apathique et elle se désintéresse de ses passe-temps favoris. Certaines personnes deviennent moins expressives et repliées sur elles-mêmes. Les changements de comportement deviennent apparents; une personne peut avoir des réactions inhabituelles. Parmi les réactions courantes, mentionnons la répétition de la même action ou des mêmes mots, la dissimulation de ses biens, des emportements d’ordre physique et l’agitation. Par ailleurs, les capacités physiques peuvent aussi décliner; la maladie peut perturber la coordination et la mobilité d’une personne, au point d’affecter sa capacité à fonctionner dans les activités quotidiennes normales.

L’histoire de Lucy

« La maladie d’Alzheimer m’a privée de mon père et m’a déchiré le cœur. Maintenant que j’ai fondé ma propre famille, je ne veux pas que mes proches me perdent de cette façon. C’est ce qui me motive à donner pour qu’on trouve un remède. »

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Donnez maintenant
1980 Fondation de la Alzheimer’s Association aux États-Unis

Jerome H. Stone rencontre des représentants du NIH et aide à former une organisation sans but lucratif vouée à la maladie d’Alzheimer.

1984 Identification d’une bêta-amyloïde

Les chercheurs George Glenner et Cai’ne Wong identifient la protéine bêta-amyloïde, le principal élément des plaques qui caractérisent la maladie d’Alzheimer et qu’on soupçonne d’être responsables de l’atteinte des cellules nerveuses.

1986 Identification de la protéine tau

Des chercheurs découvrent la protéine tau, un élément clé des enchevêtrements neurofibrillaires – ce qui permet de mieux comprendre la dégénérescence des cellules nerveuses.

1987 Identification du premier gène et tenue de premiers essais cliniques de médicament

Les premiers essais cliniques de la tacrine, un médicament qui cible tout spécialement les symptômes de la maladie d’Alzheimer, commencent.

1993 Identification du premier gène facteur de risque

Des chercheurs identifient le premier gène sur le chromosome 21 qui est associé à une forme rare de la maladie d’Alzheimer héréditaire, une découverte qui les rapproche d’un remède curatif.

1999 Succès d’un vaccin chez des souris modèles d’étude

Publication du premier de nombreux rapports qui rapportent que l’injection de bêta-amyloïdes à des souris transgéniques servant de modèles d’étude de la maladie d’Alzheimer prévient la formation de plaques dans leur cerveau, ainsi que la survenue d’autres changements qu’on associe à la maladie d’Alzheimer.

2004 Rapport sur le composé dit « Pittsburgh Compound B »

Lors du Congrès international de l’Alzheimer’s Association, des chercheurs font état d’un marqueur radioactif d’imagerie dit le Pittsburgh Compound B (PIB). Le PIB est transporté au cerveau par le sang et se fixe aux dépôts de bêta-amyloïdes, où il peut être détecté au moyen de la tomographie par émission de positons (TEP). Cette percée majeure aide au suivi et à la détection précoce de la maladie d’Alzheimer.

2015 Fondation de l’initiative MARC

L’initiative Montreal Alzheimer Research for a Cure est fondée. L’Hôpital général juif et le Neuro, deux centres de recherche reconnus mondialement, s’associent afin de trouver un remède à la maladie d’Alzheimer.

Les symptômes de la maladie d’Alzheimer

Les symptômes de la maladie d’Alzheimer apparaissent souvent peu à peu. Les premières manifestations sont la difficulté à se rappeler des événements récents ou à exprimer ses pensées. Petit à petit, les problèmes s’aggravent et il s’ensuit qu’au stade avancé de la maladie une personne a besoin d’aide pour prendre soin d’elle-même. La maladie d’Alzheimer comporte trois principaux stades : léger, modéré et avancé. Chaque stade a son propre ensemble de symptômes.

Stade léger de la maladie d’Alzheimer

Le premier stade dure en général de 2 à 4 ans. Les symptômes comprennent notamment :

Stade modéré de la maladie d’Alzheimer

À ce stade, la perte de mémoire s’aggrave et commence à causer des problèmes dans la vie quotidienne. Ce stade peut durer de 2 à 10 ans. Les symptômes comprennent notamment :

À ce stade, la personne peut être plus consciente qu’elle perd le contrôle de sa vie, ce qui se traduira par un sentiment accru de frustration et/ou de la dépression.

Stade avancé de la maladie d’Alzheimer

Le troisième stade, aussi qualifié de maladie d’Alzheimer tardive, est le plus grave. Il dure généralement de 1 à 3 ans. Les symptômes comprennent notamment :

Les causes et les facteurs de risque

Les chercheurs ne comprennent pas encore très bien les causes de la maladie d’Alzheimer chez la plupart des gens. La forme précoce de la maladie a pour origine une mutation génétique d’une protéine du cerveau héritée d’un parent. Il existe aussi un facteur de risque génétique confirmé (le gène de l’apolipoprotéine E4), ainsi que plusieurs nouveaux facteurs de risque génétiques à l’étude qui interviennent dans l’inflammation du cerveau et que l’on associe à la maladie d’Alzheimer.

La maladie d’Alzheimer à survenue tardive résulte d’une série complexe de changements au cerveau qui se produisent sur plusieurs décennies. Les causes comprennent probablement une combinaison de facteurs liés à la génétique, à l’environnement et au mode de vie. L’importance de l’un ou l’autre de ces facteurs dans l’augmentation ou la diminution du risque de développer la maladie d’Alzheimer peut varier d’une personne à l’autre. Les chercheurs ont identifié des facteurs qui accroissent le risque de la forme sporadique de la maladie d’Alzheimer. Les facteurs de risque les plus importants ne sont pas modifiables – l’âge, les antécédents familiaux et la génétique (l’hérédité); ce sont des facteurs de risque inévitables. Selon de nouvelles données scientifiques, d’autres facteurs qualifiés de modifiables pourraient influer sur la maladie : le diabète, l’hypertension artérielle, l’obésité, le tabagisme, la dépression, l’inactivité cognitive ou un faible niveau de scolarité, et l’inactivité physique.

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